> Participation
Associations d’usagers et participation
Les associations d’usagers
Une multiplicité de formes possibles : ponctuelle ou permanente, hiérarchisée ou non, institutionnellement reconnues ou non. (L’acte collectif de créer une association est à la naissance, la base du service public)
Intérêts pour l’usager
- se faire défendre sur un litige
- s’unir pour faire valoir son point de vue
- être moins isolé, développer un lien social
- s’appuyer sur une institution
- développer une compétence, élargir la réflexion,
- financer et développer la recherche (mucoviscidose)
- développer la jurisprudence,
- créer de nouveaux modèles de services, des expériences qui plus tard deviennent des associations prestataires de services ou des services publics (AIDES).
Intérêts pour le service public
- avoir un interlocuteur collectif
- avoir un interlocuteur qui a une compétence spécifique
- développer la réflexion
- être dérangé dans ses habitudes et mieux anticiper les évolutions
- mieux prendre en compte les destinataires du service
Indicateurs de résultat
- proportion de représentants des usagers dans les réunions
- prises de parole sur les points clés
proportin des interventions sur la gestion par rapport aux questions plus strictement usager - amélioration effective des services du point de vue des usagers
- intégration de nouvelles idées et meilleure communication avec le public
Procédure/ déroulement
- se réunir autour d’un problème et de valeurs communes
- concrétiser
- élargir le cercle...
Facteurs clés de succès
- faire passer l’adhérent de l’individuel au collectif
- faire participer, rendre acteur grâce à une politique de gestion de l’adhérent
- préparer
- se donner les moyens de l’expertise
- avoir des valeurs communes
Attention, la réalité c’est aussi
- des associations reposant sur un individu ou un problème ponctuel
- des associations instrumentalisées
- beaucoup de dévouement et peu de résultats
- de la tenacité et de beaux succès
La participation active des usagers nécessite d’organiser des partenariats avec les associations ou les collectifs d’usagers
Pas facile de faire entendre son point de vue, de comprendre comment marchent les rouages des administrations quand on est seul face à un organisme bien huilé souvent plein de certitudes. Autrement dit, le “partenariat individuel” n’en est pas véritablement un car les deux “partenaires”sont trop inégaux. Par contre, à plusieurs, avec une association, un collectif, il est plus facile de développer sa réflexion, son intervention. Les associations d’usagers, à travers l’objet de leurs activités, acquièrent d’une part une expérience des services, et d’autre part une connaissance des appréciations des usagers (leurs membres) à leur égard qui en font des représentants (tout imparfaits et partiaux qu’ils soient) des usagers et des médiateurs vis-à-vis des organismes de service public.
Les services publics ont aussi intérêt à avoir des interlocuteurs avec qui discuter, observer, rechercher, confronter ses idées. Cela suppose une évolution de l’attitude traditionnelle des services publics à l’égard des associations parfois considérées a priori comme des adversaires. Et de celle de ces associations qui est de camper sur une attitude dénonciatrice (faute de voir leur point de vue pris en considération par les services).
Pour que ce partenariat fonctionne au mieux, les associations doivent être reconnues comme interlocuteurs, des règles doivent être définies, le mode de fonctionnement commun amélioré.
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